Le reflux gastro-œsophagien chez l’adulte (RGO)


Brûlures d’estomac, remontées acides… Et si c’était un RGO ?

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Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien (RGO) ?

Le reflux gastro-œsophagien ou RGO est un trouble de l’appareil digestif qui toucherait près de 30 % de la population.

Lorsque l’appareil digestif fonctionne normalement, les aliments avalés descendent le long de l’œsophage et pénètrent dans l’estomac par le sphincter œsophagien inférieur, anneau musculaire qui se relâche au moment de la déglutition, servant ainsi de valve protectrice.

La digestion dans l'estomac dure entre 3 et 7 heures et se fait grâce à des enzymes digestives et à l'acide chlorhydrique contenus dans les sucs gastriques. L’acidification du bol alimentaire va faciliter l'action des enzymes (pH entre 1,5 la nuit et jusqu'à 5 avant la digestion).

Les muscles de l’estomac malaxent le bol alimentaire et poussent la « pâte » (le chyme) ainsi formée vers l’intestin grêle, prochaine étape de la digestion.

Dans le RGO, dans la plupart des cas, il y a un mauvais fonctionnement du sphincter œsophagien inférieur. Celui-ci se relâche plus souvent et en dehors des déglutitions. Le contenu très acidifié de l’estomac va alors remonter dans l’œsophage, provoquant ainsi une inflammation au niveau des parois, avec des sensations de brûlure et d’irritation (œsophagite). Si le reflux devient fréquent, il peut entraîner des lésions et un risque de complications.

Image : www.sciencesetavenir.fr

Parfois le reflux gastro-œsophagien est accompagné d’une hernie hiatale : la partie supérieure de l’estomac remonte en partie à travers le hiatus œsophagien, c’est-à-dire la petite ouverture qui permet normalement à l’œsophage de traverser le diaphragme pour amener les aliments jusqu’à l’estomac.

Les symptômes les plus fréquents du reflux

  • brûlures d’estomac

  • sensations de brûlures le long de l’œsophage (appelées pyrosis)

  • régurgitations acides donnant un goût amer dans la bouche

Ces symptômes sont en général aggravés en position allongée ou lorsque l’on se penche en avant.

Symptômes moins fréquents mais plus généraux du reflux

  • troubles digestifs :

  • nausées

  • mauvaise haleine persistante

  • douleurs d’estomac

  • troubles ORL :

  • voix enrouée, notamment le matin

  • mal de gorge chronique

  • asthme survenant la nuit et sans rapport avec une allergie

  • toux chronique ou un hoquet fréquent

  • problèmes dentaires (perte de l’émail des dents)

  • douleur thoracique ressemblant à l’angine de poitrine

Facteurs de risque du reflux gastro-oesophagien

  • le fait d’avoir une hernie hiatale

  • les derniers mois de grossesse, car le fœtus exerce une pression sur l’estomac (dans ce cas le reflux n’est que passager)

  • le surpoids et l’obésité

  • le stress

  • la constipation

  • avoir plus de 50 ans

  • tabagisme

  • la sclérodermie (maladie auto-immune avec durcissement de la peau)

  • les sportifs pratiquant la course à pied ou les plongeurs (reflux lors de l’effort)

  • la prise de certains médicaments peut causer ou amplifier le reflux : les anti-inflammatoires non stéroïdiens (par exemple l(ibuprofène), la théophylline (utilisée contre l’asthme, entre autres), les anticholinergiques, les dérivés nitrés ou encore les inhibiteurs calciques (utilisés contre l’hypertension).


Traitement médical habituel et chirurgie du RGO

Lorsque le diagnostic de RGO a été posé par le médecin, il peut prescrire des médicaments permettant de réduire l’acidité gastrique (antiacides, inhibiteurs de la pompe à protons IPP). Si les symptômes ne sont pas soulagés par les traitements et/ou lorsque le RGO est accompagné d’une hernie hiatale très volumineuse, chirurgie peut être envisagée : elle consiste en la réalisation d’une valve entre l’œsophage et l’estomac pour bloquer les remontées acides. Cette valve est confectionnée avec la partie haute de l’estomac.

Des médicaments anti-acide pas sans effets secondaires

Cependant, les IPP ne sont pas sans effets secondaires, comme le montrent des études récentes.

Quels sont les effets secondaires des IPP ?

  • perturbation de la flore intestinale et risque majoré d’infections

La baisse de l’acidité stomacale va permettre la prolifération de communauté de bactéries indésirables, notamment les streptocoques, plus bas dans le tube digestif (Jackson, Goodrich 2016).

  • risque cardiovasculaire plus élevé

La prise d’IPP augmenterait de 16 % le risque d’infarctus du myocarde, avec un risque de mortalité cardiovasculaire multiplié par deux. Les IPP agiraient sur la production de monoxyde d’azote (NO), qui joue un rôle important dans la santé vasculaire (Shah, Lependu 2015).

  • augmentation du risque de déficit en vitamine B12 à long terme

Dans la mesure où les acides de l’estomac favorisent l’absorption de la vitamine B12, le fait de baisser l’acidité pourrait conduire à un déficit en vitamine B12. Un déficit en B12 peut augmenter le risque de démence, de troubles nerveux, d’anémie.

  • augmentation de la fatigue

Comme de nombreux autres médicaments, la prise d’IPP peut renforcer la sensation de fatigue chez les personnes qui en prennent depuis au moins 2 ou 3 mois.

  • augmentation potentielle du risque de cancer de l’estomac

Une étude d’observation pourrait montrer que la prise sur le long terme d’IPP (au moins 3 ans) après une infection dûe à la bactérie Helicobacter pylori pourrait être liée à un risque plus que doublé du cancer de l’estomac. Plus la période de prise est longue et plus les quantités seraient élevées, plus le risque augmenterait (Cheung Chan Wong 2018).

Les études montrent également que 70% des patients à qui les IPP ont été prescrits pourraient trouver des alternatives plus naturelles et sans danger pour calmer leurs symptômes.

Quelles sont les alternatives ?


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Sources

Cheung KS, Chan eW, Wong AYS, et al., 2018 : Long-term proton pump inhibitors and risk of gastric cancer development after treatment for Helicobacter pylori: a population-based study. Gut microbiota 2018;67:28–35

Cotinat M., 2014 : Soignez le reflux naturellement,Thierry Souccar Editions.

Jackson MA, Goodrich JK, Maxan M-E et al., 2016 : Proton pump inhibitors alter the composition of the gut microbiota. Gut microbiota 2016 ; 65 : 749–756.

Karleskind B., 2013 : Guide pratique des compléments alimentaires. Thierry Souccar Editions.

Shah NH, LePendu P, Bauer-Mehren A, Ghebremariam YT, Iyer SV, Marcus J, et al., 2015 : Proton Pump Inhibitor Usage and the Risk of Myocardial Infarction in the General Population. PLoSONE 10(6): e0124653. doi:10.1371/journal.pone.012465

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